Les MODEM DES OUVRIERS A VENIR (2)
Réflexions autour du discours de François Bayrou
« Peu importe si le début paraît petit ? » Henry David Thoreau (philosophe américain. 1817-1862)
Notre projet est à venir… ET OUVERT
L’Europe
Nous devons être capables de mobiliser sur l’Europe. Seule l’Europe est en capacité de présenter un projet crédible face au projet américain. Elle est l’occasion de réfléchir à un modèle de société en conformité avec nos valeurs. Rejeter la foi absolue et sans réflexion dans le progrès, rejeter la drogue du crédit irraisonné, rejeter l’immoralité de milliards d’Euros distribués au détriment des plus démunis et surtout l’Europe peut être une renaissance face à la crise morale qui frappe l’ensemble des pays occidentaux. L’Europe, aujourd’hui est une nécessité, elle est à la nation ce que la famille est à l’individu et sa diversité a vocation à nous enrichir. Certaines solutions aux grands problèmes d’environnement, de transport, de recherche d’énergies nouvelles ne peuvent être qu’européennes. La mondialisation a rendu les Etats-nations plus fragiles. Mais l’Europe sera un recours à condition d’en faire autre chose qu’une gestion collective et sans âmes. Le marché commun a rempli son rôle. Il est encore le moteur mais il reste à donner du sens à l’Europe.
Un nécessaire projet de résistance culturelle
Face à une globalisation excessive, la politique pratiquée reste imprégnée d’une culture de gestionnaire où l’homme se doit d’être mobile et sans tradition, voire « adaptable à merci ». On évoque des économies d’échelle, on simplifie. Ni l’expérience, ni la conscience professionnelle ne résistent aux réductions des effectifs. L’Etat ne peut ressembler à une grande entreprise multinationale. Il n’a pas à « rentabiliser ». Son rôle est de protéger, de moraliser, de rendre possible les transmissions des savoirs. Certes il doit gérer les deniers publics au plus près, mais il ne doit pas oublier que sa fonction est de laisser la lumière toujours allumée. Il doit aussi produire du sens. La culture marchande ne doit pas prendre le pas sur les traditions, les langues, les cultures nationales. Aujourd’hui les néolibéraux font pression pour que les communications soient en une langue « informatico-basico-anglo-google ». Le risque est énorme puisque la perte de sens est induite. La victoire du NON au référendum européen peut s’interpréter comme une forme de résistance des valeurs nationales, comme une défense du local contre le global. L’Europe est apparue comme le symbole des néolibéraux destructeurs des identités. Le risque aujourd’hui est d’ouvrir la voie à d’autres formes de nationalismes, voire de populismes plus radicaux. Un communautarisme sectaire peut se mettre en place d’autant que les « bullocrates », selon l’expression de Jean-François Kahn, se comportent d’une façon sectaire et tendent à se reproduire. Comment ne pas s’inquiéter devant la surprenante multiplication des « fils et fille de… » dans le Show biz . Ceux-ci ne constituant que la partie visible de l’Iceberg. Or la fonction de l’Etat est de protéger la mobilité sociale, la culture, d’équilibrer entre une culture constructiviste, gestionnaire (qu’il convient de respecter également) et une culture humaniste où la littérature, la poésie, les sciences humaines ont leur place. L’ensemble de ces domaines ont a l’énorme avantage de produire du sens et de permettre à chacun de « savoir qui il est et d’où il vient », vraie condition pour savoir où il va…
Les réformes progressives
On ne pourra longtemps se contenter de communication, de conversion brutale et bruyante car un travail de fond est nécessaire. Oui le capitalisme peut-être un moteur, mais pas un idéal, oui le Libéralisme a la vertu de la Liberté, mais il suppose que les plus faibles soient en danger. Il ne peut se substituer « aux libertés ». Ceux qui ont lu les cahiers de doléances de 1789 savent que les paysans étaient attachés au pluriel de la Liberté. Oui le socialisme est généreux mais il ne peut imposer un aplanissement de la société. Il ne peut unifier le mouvement de la société car celle-ci est mouvante par nature. La société est composée de femmes et d’hommes et ils doivent être au centre de la société. L’HOMME, avec un grand H est la valeur suprême, il doit être au cœur d’un vrai projet humaniste ou le verbe Être est plus fort que le verbe Avoir. Ceci induit une société où tous auront accès au service public, où la Poste, l’éducation, la santé ne sont pas bradées. Une société où l’Etat ne met pas une logique de profit dans ce qui fait l’essentiel de la vie et accepte le principe du service non marchand et non négociable. L’Education, la santé, la vie dans la dignité sont des droits et chacun doit y avoir accès. Un projet humaniste, c’est aussi un projet pour une société de bon sens qui comprend le quotidien, nos enfants, nos transports, nos horaires et les règles sur les lieux de travail. C’est un pays ou l’on renonce aux réformes brutales. Ou l’on réforme dans le débat et dans le temps. Un projet de société suppose, peut-être en France, pour le moins, une réflexion sur les valeurs fondatrices de la République. Ce que l’on appelle les fondamentaux de la République. Lorsque l’Etat transige sur les principes qui ont fait la République, il ouvre une ère de souffrance et d’inégalités et participe à la désagrégation du lien social.
Les fondamentaux de la République
Alors que l’Etat-Providence est en train de mourir sous nos yeux. Les fondamentaux de la république PEUVENT SERVIR DE REMPART, même si il apparaît qu’il faille les repenser pour les défendre. Ils garantissent l’accès à l’éducation pour tous, l’accès, aux soins, l’accès à une libre information, à la sécurité. Il faut prendre en compte que ces accès ne sont pas des droits inviolables et que ceux-ci doivent être défendus avec vigilance, qu’ils dépendent de la solidarité nationale et que celle-ci peut exiger un contrôle et la fin des abus. 1. Indivisibilité de la République pour garantir l’égalité sur tous les points du territoire 2. Laïcité pour garantir la paix intérieure et empêcher l’utilisation du phénomène religieux à des fins contestataires 3. Démocratie afin de protéger les droits fondamentaux 4. Caractère social afin de respecter les plus démunis ET CONTRIBUER à la cohésion sociale.
Le Modem n’est pas un parti de doux rêveurs. Certes, nombre d’entres eux n’ont pas d’expériences politiques. Mais à quoi sert aujourd’hui l’expérience politique si ce n’est pour certains à se maintenir dans un pouvoir dont ils ne font rien. L’expérience des caciques n’a pas empêché cette crise gigantesque qui se profile, dont l’aspect financier n’est que la partie visible, car la crise est aussi morale, écologique et nécessairement sociale. Bien au contraire ce sont ces caciques qui ont amené le monde là où il est aujourd’hui… Le temps du changement est devenu une nécessité.
Christian Lambart Délégué départemental Aube
« Peu importe si le début paraît petit ? » Henry David Thoreau (philosophe américain. 1817-1862)
Notre projet est à venir… ET OUVERT
L’Europe
Nous devons être capables de mobiliser sur l’Europe. Seule l’Europe est en capacité de présenter un projet crédible face au projet américain. Elle est l’occasion de réfléchir à un modèle de société en conformité avec nos valeurs. Rejeter la foi absolue et sans réflexion dans le progrès, rejeter la drogue du crédit irraisonné, rejeter l’immoralité de milliards d’Euros distribués au détriment des plus démunis et surtout l’Europe peut être une renaissance face à la crise morale qui frappe l’ensemble des pays occidentaux. L’Europe, aujourd’hui est une nécessité, elle est à la nation ce que la famille est à l’individu et sa diversité a vocation à nous enrichir. Certaines solutions aux grands problèmes d’environnement, de transport, de recherche d’énergies nouvelles ne peuvent être qu’européennes. La mondialisation a rendu les Etats-nations plus fragiles. Mais l’Europe sera un recours à condition d’en faire autre chose qu’une gestion collective et sans âmes. Le marché commun a rempli son rôle. Il est encore le moteur mais il reste à donner du sens à l’Europe.
Un nécessaire projet de résistance culturelle
Face à une globalisation excessive, la politique pratiquée reste imprégnée d’une culture de gestionnaire où l’homme se doit d’être mobile et sans tradition, voire « adaptable à merci ». On évoque des économies d’échelle, on simplifie. Ni l’expérience, ni la conscience professionnelle ne résistent aux réductions des effectifs. L’Etat ne peut ressembler à une grande entreprise multinationale. Il n’a pas à « rentabiliser ». Son rôle est de protéger, de moraliser, de rendre possible les transmissions des savoirs. Certes il doit gérer les deniers publics au plus près, mais il ne doit pas oublier que sa fonction est de laisser la lumière toujours allumée. Il doit aussi produire du sens. La culture marchande ne doit pas prendre le pas sur les traditions, les langues, les cultures nationales. Aujourd’hui les néolibéraux font pression pour que les communications soient en une langue « informatico-basico-anglo-google ». Le risque est énorme puisque la perte de sens est induite. La victoire du NON au référendum européen peut s’interpréter comme une forme de résistance des valeurs nationales, comme une défense du local contre le global. L’Europe est apparue comme le symbole des néolibéraux destructeurs des identités. Le risque aujourd’hui est d’ouvrir la voie à d’autres formes de nationalismes, voire de populismes plus radicaux. Un communautarisme sectaire peut se mettre en place d’autant que les « bullocrates », selon l’expression de Jean-François Kahn, se comportent d’une façon sectaire et tendent à se reproduire. Comment ne pas s’inquiéter devant la surprenante multiplication des « fils et fille de… » dans le Show biz . Ceux-ci ne constituant que la partie visible de l’Iceberg. Or la fonction de l’Etat est de protéger la mobilité sociale, la culture, d’équilibrer entre une culture constructiviste, gestionnaire (qu’il convient de respecter également) et une culture humaniste où la littérature, la poésie, les sciences humaines ont leur place. L’ensemble de ces domaines ont a l’énorme avantage de produire du sens et de permettre à chacun de « savoir qui il est et d’où il vient », vraie condition pour savoir où il va…
Les réformes progressives
On ne pourra longtemps se contenter de communication, de conversion brutale et bruyante car un travail de fond est nécessaire. Oui le capitalisme peut-être un moteur, mais pas un idéal, oui le Libéralisme a la vertu de la Liberté, mais il suppose que les plus faibles soient en danger. Il ne peut se substituer « aux libertés ». Ceux qui ont lu les cahiers de doléances de 1789 savent que les paysans étaient attachés au pluriel de la Liberté. Oui le socialisme est généreux mais il ne peut imposer un aplanissement de la société. Il ne peut unifier le mouvement de la société car celle-ci est mouvante par nature. La société est composée de femmes et d’hommes et ils doivent être au centre de la société. L’HOMME, avec un grand H est la valeur suprême, il doit être au cœur d’un vrai projet humaniste ou le verbe Être est plus fort que le verbe Avoir. Ceci induit une société où tous auront accès au service public, où la Poste, l’éducation, la santé ne sont pas bradées. Une société où l’Etat ne met pas une logique de profit dans ce qui fait l’essentiel de la vie et accepte le principe du service non marchand et non négociable. L’Education, la santé, la vie dans la dignité sont des droits et chacun doit y avoir accès. Un projet humaniste, c’est aussi un projet pour une société de bon sens qui comprend le quotidien, nos enfants, nos transports, nos horaires et les règles sur les lieux de travail. C’est un pays ou l’on renonce aux réformes brutales. Ou l’on réforme dans le débat et dans le temps. Un projet de société suppose, peut-être en France, pour le moins, une réflexion sur les valeurs fondatrices de la République. Ce que l’on appelle les fondamentaux de la République. Lorsque l’Etat transige sur les principes qui ont fait la République, il ouvre une ère de souffrance et d’inégalités et participe à la désagrégation du lien social.
Les fondamentaux de la République
Alors que l’Etat-Providence est en train de mourir sous nos yeux. Les fondamentaux de la république PEUVENT SERVIR DE REMPART, même si il apparaît qu’il faille les repenser pour les défendre. Ils garantissent l’accès à l’éducation pour tous, l’accès, aux soins, l’accès à une libre information, à la sécurité. Il faut prendre en compte que ces accès ne sont pas des droits inviolables et que ceux-ci doivent être défendus avec vigilance, qu’ils dépendent de la solidarité nationale et que celle-ci peut exiger un contrôle et la fin des abus. 1. Indivisibilité de la République pour garantir l’égalité sur tous les points du territoire 2. Laïcité pour garantir la paix intérieure et empêcher l’utilisation du phénomène religieux à des fins contestataires 3. Démocratie afin de protéger les droits fondamentaux 4. Caractère social afin de respecter les plus démunis ET CONTRIBUER à la cohésion sociale.
Le Modem n’est pas un parti de doux rêveurs. Certes, nombre d’entres eux n’ont pas d’expériences politiques. Mais à quoi sert aujourd’hui l’expérience politique si ce n’est pour certains à se maintenir dans un pouvoir dont ils ne font rien. L’expérience des caciques n’a pas empêché cette crise gigantesque qui se profile, dont l’aspect financier n’est que la partie visible, car la crise est aussi morale, écologique et nécessairement sociale. Bien au contraire ce sont ces caciques qui ont amené le monde là où il est aujourd’hui… Le temps du changement est devenu une nécessité.
Christian Lambart Délégué départemental Aube
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