Institutions : Bayrou met le NC au défi de rester fidèle à ses idées

Publié le par Soutien citoyen au Mouvement Démocrate

"On va avoir un rendez-vous très intéressant, c'est le vote sur les institutions", a déclaré M. Bayrou, interrogé sur le prochain congrès fondateur du Nouveau Centre (ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy), lors d'un point de presse à l'issue du premier conseil national du MoDem.

Il a rappelé avoir défendu pendant la campagne présidentielle l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives et l'interdiction pour l'Etat de présenter un budget en déficit de fonctionnement hors période de récession, des combats aujourd'hui poursuivis par le NC.

"Si ces principes, notamment celui sur la loi électorale, sont dans la loi" constitutionnelle, "alors on peut la voter. Si ces principes n'y sont pas, la raison et la cohérence commandent qu'on ne la vote pas", a réaffirmé le député des Pyrénées-Atlantiques.

"On va voir qui est fidèle à ses idées", a-t-il ajouté à l'attention du NC. "S'ils vont jusqu'au bout et ont des actes d'indépendance, j'en serai le premier heureux. Pour l'instant, je n'ai pas observé qu'ils aient eu cette indépendance, sur aucun des votes depuis la début de la législature".

M. Bayrou a confirmé avoir déposé plusieurs amendements au projet de réforme des institutions: sur la défense des langues régionales, sur une "loi électorale équitable", sans laquelle il ne votera pas le projet de loi constitutionnelle, sur l'indépendance des médias, et un autre prévoyant que si le président de la République s'exprime devant le Congrès, il doit ensuite assister à un débat sans vote.

Le conseil national a adopté le réglement intérieur du MoDem, a d'autre part indiqué M. Bayrou, estimant que "désormais le Mouvement Démocrate est en ordre de marche".

Le MoDem organise le 8 juin à Paris une journée consacrée à l'Europe, "un an exactement avant les élections européennes", a-t-il ajouté.

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G
Depuis un an, toutes les tentatives du NC pour faire passer une loi, un amendement ont été repoussées par l'UMP.<br /> Cela devrait les faire réfléchir...
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R
L'Assemblée Nationale a adopté hier en première lecture l'ensemble du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République, avec 315 voix pour et 231 voix contre.<br /> <br /> François Bayrou, Jean Lassalle et Abdoulatifou Aly ont voté contre.<br /> <br /> Du coté du Nouveau Centre, Jean Dionis du Séjour, Philippe Folliot, Pierre Lang, Claude Leteurtre, Nicolas Perruchot et Philippe Vigier se sont abstenus. Par contre, Jean-Pierre Abelin, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Raymond Durand, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Jean-Christophe Lagarde, Colette Le Moal, Maurice Leroy, Jean-Luc Préel, François Rochebloine, Rudy Salles, François Sauvadet, Marc Vampa et Francis Vercamer ont voté pour, tout comme Thierry Benoit.<br /> <br /> Ça fait tout de même dix-huit députés centristes qui ont accepté d'abdiquer sur la limitation du droit d'amendements, sur le refus du gouvernement d'inscrire le respect de l'équilibre des finances publiques dans la Constitution… et surtout Charles de Courson !
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B
Chacun sait qu'au niveau des convictions le Nouveau Centre, c'est du SOLID...<br /> Trève de plaisanterie, François Bayrou avait mis au défi les députés du NC de ne pas voter le projet de loi constitutionnel. Nous avons aujourd'hui la réponse et François Bayrou avait encore vu juste.<br /> Moralité : Rejoindre le NC, c'est rejoindre l'UMP, donc la droite. Le NC n'a de centriste que le nom.
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F
Lu sur Libération et très instructif sur le positionnement du Nouveau Centre : <br /> <br /> Un vote pour voir. Le bras de fer engagé entre la majorité et l’opposition sur la réforme des institutions tourne à la guerre de positions. Après deux semaines d’intenses discussions à l’Assemblée nationale, le vote solennel sur le projet de loi n’a pas dérogé à la logique partisane.<br /> <br /> Consigne. En dépit du vibrant appel de François Fillon pour un «rassemblement autour d’un compromis dans le seul intérêt de la Nation», le texte a, très classiquement, été approuvé par le gros des députés estampillés majorité présidentielle (312 sur 340), et rejeté par la quasi-totalité des élus d’opposition (214 sur 229). Même les députés du Nouveau Centre ont suivi la consigne de l’UMP, les nombreuses couleuvres avalées (sur la limitation du droit d’amendements, sur le refus du gouvernement d’inscrire le respect de l’équilibre des finances publiques dans la Constitution…) se soldant par 17 oui et 6 abstentions.<br /> <br /> A l’UMP, suite à l’intense travail de déminage opéré ces dernières semaines, le nombre d’irréductibles s’est réduit : seuls treize députés ont clairement signifié leur désaccord profond avec cette «Ve bis», cinq dont l’ex-ministre Hervé de Charette se réfugiant dans l’abstention, quatre autres ayant choisi de ne pas participer au vote. François Goulard (Morbihan) justifie : «Le Président n’a pas pour objectif d’augmenter les pouvoirs du Parlement, sa pratique le montre ! Je ne crois pas à sa sincérité.» Le leader du Modem, François Bayrou, non plus qui a lui aussi voté contre.<br /> <br /> A gauche, le front du refus ne s’est pas lézardé. Favorable au texte, Jack Lang, membre de la commission Balladur sur la modernisation des institutions, était hier aux abonnés absents à l’heure du vote. Surtout, aucun des 17 députés PS signataires la semaine dernière d’un appel en faveur de la réforme n’a cautionné le texte.<br /> <br /> Concessions. Toutefois, au contraire des Verts et des communistes dont le non est «ferme, définitif et sans illusion», le refus socialiste se veut d’abord tactique. Le PS sait la révision constitutionnelle condamnée sans son appui. Pas question donc de se lier les mains avant d’avoir obtenu des concessions substantielles de l’Elysée sur différents points (modes de scrutins ou temps de parole du président…) «Rien n’est définitif, a répété Jean-Marc Ayrault. Notre non peut se transformer en oui à la fin du processus législatif. L’objectif pour nous, c’est d’augmenter les pouvoirs du Parlement et le compte n’y est pas.» <br /> <br /> Examiné au Sénat en première lecture à compter du 17 juin puis de nouveau débattu devant les deux assemblées, le texte devrait donc encore évoluer avant la convocation du Congrès à Versailles. Lequel, initialement prévu le 7 juillet, est déjà repoussé au 21 juillet. Pour lever les doutes sur sa volonté d’aboutir, Nicolas Sarkozy a averti jeudi : «Le Congrès de Versailles sera maintenu quoiqu’il arrive». Voire
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C
Lu ce jour sur le nouvelobs:<br /> <br /> Politique<br /> Institutions: le Nouveau centre reste insatisfait<br /> AP | 03.06.2008 | 12:37<br /> La majorité des 23 députés du Nouveau centre votera pour la réforme des institutions en première lecture "sans préjuger de ce que sera le vote final" au Congrès, a annoncé mardi leur chef de file François Sauvadet. Les autres députés NC vont s'abstenir lors du vote solennel prévu ce mardi après-midi, a précisé M. Sauvadet.<br /> <br /> "Il y a des insatisfactions qui subsistent. Le groupe majoritairement votera pour à l'issue de cette première lecture, sans préjuger de ce que sera le vote final", a expliqué le président du groupe NC. Il a déploré la "frilosité" de l'UMP sur les amendements du Nouveau centre visant à interdire les budgets en déficit.<br /> <br /> Lors du débat, l'UMP a accepté un amendement NC permettant au Parlement de voter des lois de programmation budgétaire qui "s'inscrivent dans l'objectif d'équilibre des comptes des administrations publiques".<br /> <br /> Le gouvernement et l'UMP ont revanche jugé inapplicable la proposition du Nouveau centre interdisant la présentation de budgets (Etat et Sécurité sociale) en déficit. Cette "règle d'or" tient de la "fausse-bonne idée", a estimé le ministre du Budget Eric Woerth.<br /> <br /> "Lorsqu'il y a des engagements qui sont pris à l'égard du Nouveau centre par le Premier ministre et le gouvernement, par le chef de l'Etat, ces engagements-là doivent être tenus", a dénoncé mardi François Sauvadet. Il a demandé "instamment" au président du groupe UMP Jean-François Copé "qu'il fasse respecter et qu'il tienne les engagements au niveau du groupe majoritaire qui sont pris à l'égard du Nouveau centre". AP
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