"LE MOUVEMENT DEMOCRATE : Force Nouvelle, Racines anciennes" par Christian Lambart

Publié le par Soutien citoyen au Mouvement Démocrate (site non officiel)

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LE MOUVEMENT DEMOCRATE :

FORCE NOUVELLE, RACINES ANCIENNES.

 

Interrogations d’un militant.

 

 

 

Le mouvement démocrate est né. Il incarne à juste titre une force nouvelle qui modifie le champ de vision de la politique française, laquelle est, depuis longtemps, réduite à un affrontement Droite/Gauche.

Jusque là, une analyse rapide et commode tendait à mettre d’un côté l’UDF et l’UMP  et le PS et le PCF de l’autre. En proposant de dépasser ce clivage réducteur, en nous incitant à aller au-delà des différences partisanes afin de fédérer les meilleurs pour une action collective autour de projets librement débattus, François Bayrou a été entendu par des millions de Français. Dès lors, il est légitime que chacun se pose de multiples questions.  Le message aura-t-il un écho à long terme ? Comment l’engagement militant d’après élection peut-il s’organiser ? Les futures élections vont-t-elles offrir au « MoDem » de vivre politiquement ? Enfin ce nouveau message, est-il raisonnable ?

Il est vrai que les commentateurs politiques pris dans le conformisme ambiant et par la lourdeur de leurs positions acquises ne sont pas tendres avec cette force nouvelle. Les griefs sont faciles : « Fin de la Révolution Orange », « militants sans élus », « utopistes », etc., etc. Il est logique que cette « troisième force » dérange de nombreuses personnes et beaucoup en riront. Et bien soit… mais une partie des réponses aux questions posées se situe peut-être dans une histoire plus longue qu’il n’apparaît en réalité.

Tentons, militants ou non, de comprendre la nécessité de ce mouvement.  « La terre ne ment pas » dit-on … et la société ment-elle ? Est ce le changement du monde qui a poussé les électeurs  à résister courageusement à l’imperium des sondages. Leur choix n’est-il pas moderne ? Et d’où vient ce MoDem… dans quel camp ces gens s’engagent-ils réellement? Pourtant le monde en mutation et la fin des idéologies semblent avoir fait ressurgir une force ancienne issue de la Démocratie chrétienne. Il ne semble pas inutile de rappeler les racines de cette force ancienne.

 

Remarques préliminaires…. En guise d’avant propos : quel monde aujourd’hui ?

 

On évoque souvent  l’impuissance des politiques face au problème du temps et les échecs successif. En outre, la dette de l’Etat n’encourage pas à faire confiance sinon aux effets d’annonces, aux verbes forts et à la pro-activité brouillonne.

 

Il est vrai que le monde a évolué. L’ensemble des médias évoque l’internationalisation des échanges, des idées. Des informations rapides et permanentes modifient les comportements et les systèmes de pensée.  Une comparaison est tentante. Au Moyen-âge, l’invention de l’imprimerie  avait provoqué la diffusion des idées des Luthériens face à l’unité de doctrine du Catholicisme Romain. Des guerres violentes éclatèrent.

La mondialisation a changé la façon de penser le monde, notamment par l’Internet et la grande mobilité des humains. Les mouvements migratoires ont favorisé les échanges entre des peuples et des cultures différentes. Les jeunes français d’aujourd’hui sont confrontés à des problématiques nouvelles. Ils vivent une autre réalité  et côtoient des jeunes issus de l’émigration, porteur de valeurs et de traditions différentes. D’une manière générale, nos sociétés sont de plus en plus multiculturelles, nos Etats de plus en plus confrontés aux autres. Le modèle républicain Français est confronté en Europe à d’autres systèmes honorables, notre culture est en contact avec d’autres convictions respectables. Tout pourrait porter à croire que les visions idéologiques et les attitudes conservatrices ne résisteront pas à ce mouvement. Le modèle républicain français est sur la défensive alors que son histoire et la culture française lui donne les moyens de rayonner sur le monde.

Pourtant la seule réalité palpable, est l’incompréhension qui génère la peur et les logiques sécuritaires. Sur le plan du symbolique, le fait qu’un ancien ministre de l’Intérieur soit élu président de la République est significatif. Pour oser une comparaison hardie, cela ne nous fait-il pas fait penser à l’élection du président Poincaré en 1914, à savoir un Lorrain à la veille de la Grande Guerre.

Autres aspects… là aussi la presse n’est pas avare en commentaires. Depuis 1989, le monde a changé. Le Libéralisme a terrassé le communisme et les repères ont évolué. Tout le monde le dit et pourtant les recettes politiques restent les mêmes. On devient néo-conservateur, néo-libéral et néo-tout… mais rien ne change en définitive. Le préfixe « néo » cache à peine le déficit de pensée. Est ce à dire que le libéralisme a vraiment triomphé ? C’est là que l’on peut douter. Certes, il génère de l’argent et des richesses, mais il engendre aussi de l’individualisme et laisse l’homme seul et isolé. Il ne construit pas de projet de société. Il détruit la planète. Il met brutalement en contact, dans des grandes villes, des hommes qui ne se connaissent pas et qui ont peur. Le libéralisme a crée un monde pervers et sans contrôle car il n’est pas accompagné d’un projet mettant l’homme au centre. Pourtant son énergie créatrice pourrait mettre fin aux famines et à la misère humaine. Il crée des difficultés sans apporter de réponses. Ainsi les problèmes de communauté, de communautarisme, de religion, de laïcité, de violence urbaine, d’écologie viennent d’une situation nouvelle, d’un monde nouveau et fascinant  qui reste beau.

 

  • Face à ce monde, il me semble que la dualité politique (Droite/Gauche) est une mauvaise chose. Elle suppose une vision manichéenne et ancienne. Au XIXème siècle, où l’on opposait ville/campagne, bourgeois/ouvriers, elle correspondait à une vision de la société en accord avec la réalité sociale et technologique (même si ce n’était pas si simple que cela). Aujourd’hui les frontières sont plus fragiles dans tous les domaines. Il faut prendre en compte la diversité et appréhender cette gigantesque énergie protéiforme qui domine le quotidien. Nous sommes immergés par des millions d’images, des tonnes d’informations et on ne sait plus très bien ce qu’est l’opinion, sauf à se contenter  de l’information télévisuelle qui simplifie et nous dit où il faut s’alarmer. On doit s’alarmer d’un pédophile récidiviste, mais surtout ne pensons pas aux millions d’enfants maltraités, femmes et hommes battues quotidiennement en France et ailleurs. Ne pensons pas également aux dysfonctionnements d’un système qui « ne fonctionne plus ». La loi et le verbe fort ne changeront rien.

 

  • Face à cette réalité amplifiée par une situation économique difficile, des millions d’électeurs ont choisi une force en apparence nouvelle et surtout un discours différent.

 

 Mais l’aspect novateur du Modem est-il aussi radical qu’il y paraît ?

 

Le MoDem… a-t-il une histoire ?

 

Le nom interpelle par l’Internet, le téléphone, mais est ce la seule réalité ? Il semble bien que le nouveau Mouvement Démocrate soit l’héritier de l’ancien MRP, lui-même issu de la démocratie chrétienne française. Longtemps, et peut-être encore pour beaucoup, le qualificatif chrétien a été considéré comme hostile à l’idée républicaine. C’est à la foi l’héritage de la contre révolution et des combats pour la laïcité. Être chrétien, c’était être dans le camp de l’obscurantisme. Tout chrétien était à l’avance marqué  du signe de l’infamie républicaine. En outre, l’attitude de l’Eglise française durant les Restauration n’a pas favorisé l’émergence de cette force latente en France. Plus tard, la forte prégnance de l’anticommunisme dans la France des années 1920-1960 a rejeté la Démocratie chrétienne vers la Droite.

 

En fait, l’origine de ce mouvement se situe dans les centaines d’association et de Cercles religieux qui éclosent entre 1815 et 1848.

Sous la Monarchie de Juillet, Lamennais[1], pose comme principe un « sens commun face à la raison individuelle ». Le sens commun doit s’opposer au Libéralisme révolutionnaire qui ne propose pas de projet de société. Il invite des laïcs à prendre des initiatives.

Dans le journal l’Avenir, Lamennais, Lacordaire[2], Montalembert[3] définissent 6 libertés pour les catholiques. Il demande la liberté de conscience et de religion, la liberté d’enseignement, la liberté de la presse, la liberté d’association, la liberté de suffrage, les libertés locales. Ce faisant, il légitime la Démocratie et renvoie dos à dos le Gallicanisme et le Libéralisme. Le catholicisme social était né.

En apparence ambigu puisqu’il oppose Liberté et Libéralisme. Il semble que pour les Catholiques sociaux,  le Libéralisme empêche les plus faibles d’être pleinement libres. Il est entendu que pour les premiers démocrates chrétiens, le mot liberté suppose une liberté religieuse. En 1845, Montalembert crée le Comité électoral pour la défense de la Liberté religieuse. Mais l’Eglise catholique soucieuse de conserver de bonnes relations avec Louis-Philippe s’oppose à la constitution d’un parti catholique. La majorité des catholiques ne les suivent pas, celle-ci reste fidèle à l’idéal monarchique.

L’élan démocratique de la Révolution de 1848 marque le début réel de la Démocratie chrétienne. L’extension du suffrage universel favorise l’Eglise. Des Prêtres bénissent les arbres de la Liberté. Certains osent parler de l’alliance du Peuple et de Jésus-Christ. On commence aussi dans les milieux catholiques à soulever le problème de la question sociale. Des personnalités comme Ozanam[4], l’Abbé Maret[5] s’imposent. A l’assemblée constituante, les élus démocrates chrétiens invitent au soulagement des misères, expriment de la sympathie pour le mouvement des nationalités, proposent une entente entre le capital et le travail.

Toutefois les terribles journées de juin 1848 creusent un fossé entre les démocrates chrétiens et les catholiques conservateurs qui rejoignent massivement le « parti de l’Ordre ». Les masses catholiques font de même. Les premiers Démocrates chrétiens ne rallient ni la population catholique, ni l’Eglise qui entreprend une reconquête par la création d’ordres, congrégations et l’apparition du culte mariale qui inonde la France. La jeune Bernadette Soubirous rend bien service à l’Eglise catholique.

Malgré tout, le mouvement est né et s’est imposé comme antilibéral dès ses origines. Il faudra attendre 1891 pour que la Papauté joue le jeu et dote l’Eglise d’une doctrine sociale. C’est l’encyclique Rerum Novarum promulguée par le Pape Léon XIII.

 

Selon l’historien Jacques-Olivier  Boudon : « Léon XII met l’accent sur  la notion de juste salaire, il admet l’intervention de l’Etat en matière sociale et surtout il se résout à accepter les syndicats séparés  que réclamaient les catholiques sociaux avancés. Certes l’idéal d’une société corporatiste de type médiéval reste très présent, ne serait-ce que par de très nombreuses références au thomisme, mais l’encyclique se veut avant tout pragmatique, en proposant des réformes concrètes. Première véritable prise de position officielle du Vatican sur ce thème, l’encyclique Rerum Novarum eut une grande importance sur le développement du catholicisme ; elle a suscité l’essor d’un grand nombre d’œuvre, du syndicalisme chrétien, et a contribué à l’affirmation de la démocratie chrétienne[6] ».

 

Cependant, dans l’opinion française, les catholiques sont légitimistes, orléanistes, bonapartistes ou républicains. Le premier véritable et éphémère parti Démocrate chrétien est crée en 1896. Un mouvement ambigu, à la fois religieux, social et politique, mais à cette époque il n’y a pas encore de véritable parti en France. Peu de temps après Marc Sangnier[7] crée le sillon (1899). C’est un mouvement de jeunesse. Il est tourné vers la formation civique et veut fonder une démocratie fondée sur la responsabilité et la participation. Marc Sangnier déclare (déjà) qu’il veut faire la « trouée » entre la droite conservatrice et la gauche laïque.  En 1912, il crée la Ligue de la Jeune République et propose le référendum, la proportionnelle, le vote des femmes et le Sénat professionnel. C’est un programme de démocratie sociale qui éloigne largement des origines du catholicisme social. Le terme Républicain démocrate apparaît. La Grande Guerre met fin à l’évolution.

Après 1919, une fédération des Républicains démocrates est mise en place et s’associe à la coalition de Bloc National. Cette fédération reconnaît la Laïcité, mais Marc Sangnier refuse le rôle de Chef qui lui revenait. Parallèlement se met en place les semaines sociales, l’ACJF, la JOC et la JAC.

 En 1924, après les élections, est crée le Parti Démocrate Populaire qui est a-confessionnel. C’est un parti à structure fédérale, dirigé par le docteur Thibout puis Auguste Champetier de Ribes. Deux journaux et une revue (Politique, Aube et revue politique) donnent une forte audience au mouvement entre 1928 et 1932. Cependant, sous la IIIème République, il y a une mise à l’écart tacite de tout homme politique notoirement catholique.

En 1936, il se place au centre, car il refuse la lutte des deux camps. Mais en réalité, il se divise car la Ligue de la Jeune République rejoint le Front Populaire. En 1940, trois parlementaires DC refusent les pleins pouvoirs à Pétain.

Pendant la guerre, la CFTC, d’obédience démocrate chrétienne, récuse la Charte du Travail et le 25 novembre 1940 est crée Liberté qui deviendra Combat. Des personnalités comme Georges Bidault[8], François de Menthon[9] entrent dans la Résistance. Cet engagement résistant vaudra droit de cité dans la République française.

Dès Novembre 1944, des personnalités de la Résistance chrétienne fondent le Mouvement Républicain Populaire (MRP). C’est le seul grand parti Démocrate Chrétien de la vie politique française. Il existera jusqu’en 1967. Celui-ci est issu des Nouvelles équipes françaises fondées par Francisque Gay[10] au lendemain de Munich (1938). Le mouvement reste a-confessionnel. Il entre dans le Tripartisme. Pourtant, dès l’origine, sa fidélité au général de Gaulle l’associe à  un électorat conservateur qui le lâchera progressivement à partir de 1947. Il n’est pas à l’aise dans une coalition associant socialiste et communiste. Enfin, il n’a pas su maintenir des foyers de réflexions et de recherche intellectuelle qui lui aurait permis de se renouveler.

Son bilan est important puisqu’il assume, dans le cadre du tripartisme, la Reconstruction du pays et lance, avec Rober Schuman[11] , l’aventure européenne. Par contre les prises de positions contre la décolonisation   laisseront un goût amer aux Français. On peut dire que le MRP disparaîtra avec la IVème République. D’ailleurs, le dernier Président du Conseil MRP est Pierre Pflimlin[12] .  Celui-ci  assumera la crise de mai 1958 et cèdera la place au Général de Gaulle. 

 

Après 1967, on assistera à des tentatives autour de Jean Lecanuet et du Centre Démocrate et en 1974 avec le Centre des Démocrates Sociaux. Les deux formations  coexistent. Certains iront vers le nouveau parti socialiste tel Jacques Delors.

En 1978, à l’initiative du Président Giscard d’Estaing qui souhaite contrer l’appel de Cochin  de Jacques Chirac, est crée l’UDF. Plate-forme électorale, puis confédération, fédération et parti en 2002, Celui-ci vivra une histoire mouvementée dans la mesure où il réunit la droite non gaulliste, les Indépendants, les CDS (centre démocrate), soient des personnalités différentes qui portent richesse et conflits. L’UDF n’est pas parvenu à s’imposer face au  parti gaulliste mais a toujours démontrer sa capacité à se régénérer car il possède de solides réseaux dus à une histoire ancienne.

 

Ainsi le Mouvement démocrate, dont l’origine remonte à 1815,  appartient depuis longtemps à l’histoire politique française. Il se veut antilibéral car le libéralisme ne constitue pas un projet pour la société et pour l’homme. Il n’est pas socialiste car les références Marxistes lui semblent être une réponse au Libéralisme. Les deux idéologies lui semblent liées.

Aujourd’hui, les prises de conscience environnementale obligeront à réagir contre un capitalisme de plus en plus sauvage. A Gauche,  le communisme n’apporte plus de solution qui soit crédible à l’opinion et  le  parti socialiste s’entête et peine pour maintenir un marxisme de façade. La droite conservatrice, quant à elle,  maintient que « tout est possible », sans vraiment dire aux dépens de qui. De fait, il semble qu’une place existe pour une troisième voie humaniste.

Affranchi du regard de l’Eglise, dont le souci est de remplir les églises, libéré de la peur du cléricalisme dans la mesure où le Prêtre fait figure de brave papy et où  l’Intégrisme (de tout bord) fait poindre des menaces de violence religieuses extérieures à l’Eglise catholique. Le nouveau Mouvement Démocrate, qui met l’homme en avant, attire des agnostiques et des non pratiquants.

Si le MoDem réussit à poser ses valeurs, il  deviendra une force alternative capable de prendre en compte les interrogations de la modernité. Fort d’un passé qui lui a fait traverser les défis des 3 révolutions industrielles et des idéologies totalitaires, il est en mesure d’irriguer la Démocratie de son expérience.

La Démocratie n’est qu’un long combat, toujours en action et toujours en compromis avec les traditions. Mais la spécificité de la démocratie est d’essayer de répondre aux problèmes humains par le débat, par l’éducation en tentant de ne pas franchir la frontière de la violence verbale ou/et physique.

 

 

Dates clefs de la Démocratie chrétienne.

 

 

1891 : Léon XIII signe la première encyclique d’inspiration sociale : RERUM NOVARUM ;

 

1892 : Par l’encyclique AU MILIEU DES SOLLICITUDES, Léon XIII recommande aux catholiques français le ralliement à la République.

 

1893 : Figure de proue des « Abbés démocrates » l’abbé Lemire est élu député du Nord. Il le restera jusqu’en 1928.

 

1904 : Fondation des Semaines Sociales

 

1910 : Par une lettre aux évêques français, Pie X condamne les doctrines sociales du « Sillon ». Marc Sangnier se soumet et fonde en 1912 la ligue de la jeune République, dotée de statuts laïcs.

 

1919 : Marc Sangnier élu député de Paris, sur une liste du Bloc National.

 

1924 : Fondation du parti démocrate populaire (PDP).

 

1926 : Fondation de la jeunesse ouvrière chrétienne (JOC).

 

1932 : Emmanuel Mounier fonde la revue ESPRIT. Francisque Gay lance le journal l’Aube.

 

1944 : Création du Mouvement républicain populaire (MRP).

 

1950 : Robert Schuman lance l’idée d’une Communauté européenne du Charbon et de l’Acier.

 

1962 : A lz suite d’un discours de de Gaulle hostile à l’intégration européenne, les ministres du MRP quitte le gouvernement.

 

1965 : Jean Lecanuet, candidat « démocrate, social et européen » à l’élection présidentielle ; contre le général de Gaulle, obtient 16% des voix.

 

1966 : Le MRP, très affaibli, se mue en «  Centre démocrate ».

 

1976 : Fusion des deux branches centristes dans le Centre des démocrates sociaux (CDS).

 

1978 : Fondation de l’UDF (CDS, le Mouvement démocrate Socialiste, Parti Républicain et les Clubs perspectives et réalités)

 

1983 : l’UDF devient une confédération.

 

1988 : Les députés centristes créent un groupe autonome, l’Union du Centre (UDC).

 

1991 : l’UDF devient une fédération

 

2002 : l’UDF est un parti unifié.

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin.

 

 

Pierre Lehamendia, Démocratie chrétienne, Paris, QSJ, 1993, 127 p.

 

Jean-Marie Mayeur, Des partis catholiques à la démocratie chrétienne. XIXe et XXe siècle. Paris, A. Colin, 1980, 247 p.

 

Site MoDem du Haut Rhin : http://naranj.canalblog.com/archives/2007/08/11/5863952.html

 

 

Christian Lambart



[5] Abbé Maret : « Henry Maret, un Lozérois né en 1805, mort à la Sorbonne en 1884, annonce en plein XIXè siècle l’esprit libéral de Vatican II. Sous l’influence de Lamennais, Maret, étudiant, s’enflamme pour les doctrines ultramontaines et démocratiques. Prêtre en 1830, il assiste aux conférences de Lacordaire, fréquente le cercle Montalembert, s’agrège à l’une des premières conférences de saint Vincent-de-Paul. En 1841, il se lie avec Doellinger à Munich et découvre le mouvement des idées d’outre-Rhin. Nommé par Mgr Affre à la chaire de dogme de la Faculté de théologie, en Sorbonne, il se dépense, des années durant, pour recruter un corps professoral ouvert aux problèmes du temps, élargir le public aux laïcs, renouveler programmes et méthodes, obtenir de Rome l’institution canonique pour une telle Faculté dans l’Université de France. Ses deux volumes intitulés Du concile général et de la paix religieuse sortent de presse juste avant l’ouverture du concile Vatican I et soulèvent une vive polémique ». (cf ; Claude Brossolette, Abbé Maret, Collection Théologie Historique, 1977.

[6] Madeleine Ambrière (Dir), Dictionnaire du XIXème siècle européen,  PUF, 1997

 

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