Municipales : les tractations se poursuivent autour d'un Modem convoité

Publié le par Soutien citoyen au Mouvement Démocrate

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Le Parti Socialiste et l'UMP tentent chacun d'attirer localement les élus du Modem, en position d'arbitre pour le second tour des municipales.
 

S'il en est un objet de toutes les convoitises en ce moment, c'est bien le Modem. Le parti politique de François Bayrou joue en effet l'arbitre pour le second tour des municipales entre l'UMP et le Parti socialiste. Deux jours après les résultats du premier tour, les tractations se poursuivent pour trouver des accords locaux avec le MoDem, le parti centriste ne donnant aucune consigne à l'échelle nationale.

Les situations dans les principales grandes villes en ballottage se présentaient donc de manière très diverse lundi soir, le MoDem penchant tantôt à gauche, tantôt à droite. A Marseille, le MoDem Jean-Luc Benhamias, ancien élu des Verts, a annoncé dans la soirée qu'il allait fusionner avec les listes de gauche emmenées par Jean-Noël Guérini, contre le maire UMP sortant Jean-Claude Gaudin.

A Strasbourg, la candidate MoDem Chantal Cutajar (5,74%), ancienne adjointe de la maire sortante UMP Fabienne Keller entrée en dissidence, ne retournera pas vers elle et a fait l'éloge publiquement du candidat PS Roland Ries, arrivé largement en tête au premier tour. Un accord avec la droite est donc exclu même si les négociations avec Roland Ries ont échoué en fin de journée, notamment en raison de réticences des Verts, avec lesquels le sénateur socialiste du Bas-Rhin s'était entendu dans la matinée.

A Paris, Marielle de Sarnez, courtisée par l'UMP Françoise de Panafieu qui lui a proposé une alliance, s'est dite prête à des partenariats à gauche, mais le socialiste sortant Bertrand Delanoë, fort d'un score élevé au premier tour de 41,9%, ne lui demande rien officiellement pour le moment. Le parti centriste réalise un score global de 8,9% à Paris et, avec plus de 10%, peut se maintenir dans les Ve, VIIe et XIVe arrondissements.

A Toulouse, où le maire sortant UMP Jean-Luc Moudenc devance d'une courte tête le PS Pierre Cohen, le candidat MoDem Jean-Luc Forget (5,91%), ancien CDS, devait rencontrer les deux candidats.

En ce qui concerne la situation personnelle de François Bayrou, en lice au second tour pour la mairie de Pau, le dirigeant centriste a de nouveau rejeté lundi soir la main tendue par l'UMP. "Je n'ai eu aucune négociation d'aucune sorte, je n'ai d'ailleurs eu aucun appel d'aucune sorte en provenance notamment de l'UMP et je crois que dans tout ça il y a une grande part de bluff", a-t-il dit lors d'un point de presse.

Au lendemain du premier tour des élections municipales, l'UMP avait en effet fait lundi une offre d'échange de bons procédés au parti créé par François Bayrou, dont le score national de 3,74% cache des performances plus significatives dans les grandes villes.

"Nous sommes ouvert naturellement à une discussion mais elle ne peut se faire que sur la base de l'échange", a ainsi proposé le député et secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian. "François Bayrou est en difficulté à Pau mais nous nous avons aussi quelques situations délicates comme à Saint-Etienne, par exemple, où les électeurs du Modem peuvent être utiles."

La situation personnelle de François Bayrou est délicate à Pau où, avec 32,61% des voix, il est devancé par la candidate PS Martine Lignères-Cassou (33,37%), et se place devant le maire sortant Yves Urieta (27,8%), soutenu par l'UMP.


latribune.fr

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